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Réveil 5h. Départ maison 6h. Je prends Stéphane P. chez lui et on y va. On décide passer par le col du minier. On se trompe de route vers le col de Faubel et on ne s'en aperçoit qu'à Dourbies. Résultat 35 kms de montagne en plus à faire, et 2h30 de route en tout, vraiment pas terrible avant de monter sur le vélo. Je retire mon dossard 20 minutes avant le départ. Ouf, 8h55, je suis sur la ligne.
Les anciens partent à 9h00, et les plus de 50 ans ainsi que les dames à 9h03. Je suis parti dans le 3ème départ à 9h06. Franchement, 3 ou 6 minutes de handicap, ça fait pas lourd. D’ailleurs, on en doublera beaucoup dès le milieu du Perjuret, dont j’ai l’impression qu’on l’a monté à toute vitesse (27 km/h de MY depuis le départ). Je m’applique à rester dans les 25 premiers. Nicolas semble vouloir partir assez fort dès le début et prends quelques dizaines de mètres, mais il se ravise et revient au chaud dans le peloton. Dès la descente, il faut embrayer fort pour garder sa place. Les pulses ne descendent pas beaucoup. On dévale les 5 premiers pentus à plus de 50 km/h de MY. Dans certains virages, c’est limite, et comme d’habitude, beaucoup de cyclistes coupent les trajectoires. D’ailleurs, je bloque la roue arrière dans l’un d’eux et pars en travers une demie seconde mais je récupère de suite. Les 45 kms suivant sont de profil globalement descendant (-240m), on les mange à plus de 41 km/h de MY. On arrive alors à St Enimie au km 62 avec une moyenne globale depuis le début, Perjuret inclus, de 38 km/h. Voila un bon début.  Dénivelé, vitesse, cadence, FC
A 500m du sommet, les jeunes partis 3 minutes après moi me rattrapent. Ils montent 2 ou 3 km/h plus vite, mais j’essaye quand même de prendre le train, pour voir. Ca tient 250m, jusqu’à ce qu’ils accélèrent nettement à la vue du sommet. Trop vite pour moi, je me relève et attends Stéphane qui lui n’avait pas essayé de s’accrocher. On bascule. Le ravitaillement nous tend des bidons d’eau, qu’on attrape au vol sans s’arrêter. Il y a un bon vent de face. On se relaye à deux jusqu’à ce qu’un autre train, avec Jean Claude R. nous rattrape et on prend les roues sans difficultés. Un peu plus loin, on rattrape Nicolas, qui s’était arrêté au ravito et retrouvé tout seul dans le vent.  Dénivelé, vitesse, cadence, FC Mais dans la montée qui suit, presque personne ne roule, je passe devant autant que je peux. Ca éparpille de partout. 3 coureurs partent seuls devant, derrière ça décroche. Je reste avec Stéphane, Nicolas et Jean Claude. On descend dans le fond des gorges et on attaque la remontée. Stéphane monte plus vite et part devant et je ne le reverrai qu'à l'arrivée qu’il attendra 10 minutes avant moi. Nicolas décroche un peu derrière et Jean Claude est mal avec des problèmes d’estomac. J'arrive au sommet seul, je m'arrête 1 minute pour remplir les bidons (ce sera mon seul pied à terre de toute la distance), et j’attends Nicolas qui n’est pas loin. A partir de là , km 96, je vais rouler tout seul ou presque jusqu'à l'arrivée. Nicolas est mal, moi j’ai un passage moins bien mais je gère. Le plateau et tous ses coups de cul avec le vent dans la tronche et la route pourrie sont usants. J’attends plus ou moins Nicolas mais il est vraiment pas bien et il râle, alors je reste 30m devant J. A 15 kms du sommet environ, il me semble que j'arrive à appuyer un peu plus, et je distance définitivement Nicolas. Passe la Séréreyde, je suis motivé pour terminer cette longue ascension au plus vite. Je monte à 80% en danseuse sur un braquet plus important, je rattrape et double quelques coureurs. Les 12 derniers kms sont montés à 20 km/h pour une pente moyenne de 3,6%, ce n’est pas terrible, je suis bien fatigué. Je bascule au sommet, il reste 26 kms. Par endroit, il y a toujours le vent qui oblige à pédaler pour descendre à bonne vitesse et cette descente n'est pas vraiment reposante. Il y a aussi quelques coups de cul à repasser. Au Perjuret, je me dis que c'est fini, mais il reste encore 12 kms que je trouve beaucoup plus long à descendre qu'à monter au départ. Enfin, je boucle ces 26 derniers kms en un peu moins de 37’ à 42,5 km/h de MY, avec quelques débuts d’alarme aux ishios car je suis à sec et je n’ai probablement pas assez bu. Après coup, je vois que je pouvais faire un podium sur le court. A la bifurcation des parcours au km 102, j'avais 31,4 de MY et 3h15 de course. Il restait 7 kms à descendre. Je pouvais rentrer en 3h25 autour de la 15ème place scratch et faire 3 pour la caté. De plus, si j'avais été sur le court, j'aurais aussi appuyé plus fort, et la 2ème place caté était accessible en 3h19:44. Cette cyclo était un bon test qui confirme une bonne forme vélo que je vais juste entretenir maintenant, pour me consacrer plus intensivement à la CAP dans les 6 prochaines semaines. Et dans 3 semaines, la Marmotte : seulement 15 kms de plus, mais le double de D+.Je veux essayer de la faire en dedans, sur le rythme que je devrai respecter lors du vélo à Embrun. On verra bien ce que ça donne.... Â
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